Loi de Gay-Lussac et zéro absolu
Vérifier la loi de Gay-Lussac (P proportionnel à T à volume constant) et estimer le zéro absolu avec la simulation Gaz parfaits de FizziQ Web.
Description détaillée
L'élève utilise la simulation Gaz parfaits de FizziQ Web en gardant le piston fixe (volume constant). Il fait varier lentement la température et enregistre simultanément la pression et la température. Le graphique P(T) est une droite, confirmant la proportionnalité. L'extrapolation de cette droite vers P = 0 donne une estimation du zéro absolu (-273°C). FizziQ Web fournit cette simulation interactive avec enregistrement synchronisé de la pression et de la température, exportées automatiquement dans le cahier d'expérience pour tracer et exploiter le graphique P(T).
Objectifs pédagogiques
- Vérifier expérimentalement la loi de Gay-Lussac (P/T = constante à V constant)
- Enregistrer simultanément pression et température lors d'une transformation isochore
- Tracer P en fonction de T et vérifier la linéarité
- Extrapoler le graphique pour estimer le zéro absolu
- Comprendre la notion de température absolue (kelvin)
Concepts scientifiques
Instruments et capteurs
Instruments scientifiques
- Simulation Gaz parfaits FizziQ Web
Fonctionnalités FizziQ
- Cahier d'expérience — Récupère automatiquement les couples pression/température enregistrés durant la simulation pour tracer le graphique P(T) et calculer le rapport P/T.
Matériel nécessaire
- Ordinateur, tablette ou smartphone avec FizziQ Web (simulation Gaz parfaits)
- Note : le protocole reste adaptable à tout autre outil de simulation numérique comparable.
Protocole expérimental
Ouvre la simulation Gaz parfaits dans FizziQ Web. Place le piston à mi-course et ne le touche plus pendant toute l'expérience : le volume reste constant.
Sélectionne les grandeurs à enregistrer : active Pression et Température.
Règle la température au minimum (273 K = 0°C). Note la pression correspondante.
Clique sur REC pour démarrer l'enregistrement. Augmente lentement la température de 273 K jusqu'à 333 K (60°C) en déplaçant le curseur progressivement.
Arrête l'enregistrement. Les données P et T sont exportées dans le cahier d'expérience.
Trace le graphique P en fonction de T (en kelvin). La courbe est-elle une droite ?
Calcule le rapport P/T pour plusieurs points. Ce rapport est-il constant ?
Si tu as tracé P(T) en kelvin, la droite devrait passer par l'origine. Si tu traces P en fonction de la température en °C, la droite coupe l'axe des températures à une valeur négative.
Extrapole la droite P(T en °C) vers P = 0. À quelle température la droite coupe-t-elle l'axe ? Cette valeur est une estimation du zéro absolu.
Compare ta valeur avec le zéro absolu théorique (-273,15°C = 0 K). Rédige une conclusion sur la relation entre pression et température.
Résultats attendus
Le graphique P(T en kelvin) est une droite passant par l'origine, confirmant P = (nR/V) × T. Le rapport P/T est constant pour toutes les mesures. Si le graphique est tracé en °C, la droite coupe l'axe des températures à -273°C quand P = 0, donnant une estimation du zéro absolu. La pente de la droite vaut nR/V. La pression augmente d'environ 22 % entre 0°C (273 K) et 60°C (333 K), soit de 1/273 ≈ 0,37 % par degré Celsius.
Questions scientifiques possibles
- Pourquoi la pression est-elle proportionnelle à la température absolue et non à la température en °C ?
- Que se passerait-il physiquement si on pouvait refroidir un gaz jusqu'au zéro absolu ?
- Comment cette loi explique-t-elle le danger d'une bouteille de gaz exposée au soleil ?
- Pourquoi les pneus de voiture ont-ils une pression plus élevée après un long trajet ?
- En quoi les résultats de la simulation diffèrent-ils de ceux obtenus avec un vrai gaz dans un bocal ?
Explications scientifiques
La loi de Gay-Lussac établit que, pour un gaz à volume constant, la pression est proportionnelle à la température absolue : P = (nR/V) × T . Le rapport P/T est constant. Cette loi est une conséquence directe de la loi des gaz parfaits PV = nRT, quand V, n et R sont fixés.
La pression augmente linéairement avec T car les molécules, plus agitées à haute température, frappent les parois plus souvent et plus fort. Le zéro absolu (0 K = -273,15°C) est la température à laquelle l'agitation moléculaire cesserait théoriquement. La pression d'un gaz parfait s'annulerait à cette température. En pratique, les gaz se liquéfient avant d'atteindre 0 K.
L' échelle kelvin est définie à partir du zéro absolu : T(K) = T(°C) + 273,15. C'est l'échelle naturelle pour les lois des gaz car les proportionnalités (P ∝ T, V ∝ T) ne sont directes qu'en kelvin. Cette simulation est le pendant numérique de l'expérience réelle avec le baromètre dans un bocal (activité « Loi des gaz » avec FizziQ Connect).
La simulation donne des résultats parfaits (gaz idéal), tandis que l'expérience réelle montre les limites du modèle (chaleur du smartphone, vapeur d'eau).
Extensions possibles
- Réaliser la même expérience pour deux volumes différents (piston en deux positions) et comparer les pentes des droites P(T)
- Comparer les résultats de cette simulation avec ceux de l'expérience réelle « Loi des gaz » utilisant le baromètre du smartphone dans un bocal
- Calculer nR/V à partir de la pente de la droite et vérifier la cohérence avec les paramètres de la simulation
- Combiner les lois de Boyle-Mariotte et Gay-Lussac pour vérifier PV/T = constante en variant simultanément V et T
Questions fréquentes
Pourquoi la droite ne passe-t-elle pas exactement par l'origine en kelvin ?
Vérifie que le volume est bien resté constant (le piston n'a pas bougé). Si tu as déplacé le piston pendant l'enregistrement, les données ne correspondent plus à une transformation isochore.
Comment extrapoler la droite vers P = 0 ?
Utilise la régression linéaire dans le cahier d'expérience pour obtenir l'équation de la droite P = aT + b (en °C). L'intersection avec l'axe T donne T₀ = -b/a, qui devrait être proche de -273°C.
Pourquoi ne peut-on pas atteindre le zéro absolu dans la simulation ?
La simulation limite la température entre 273 K et 333 K. Pour estimer le zéro absolu, il faut extrapoler la droite au-delà de la plage de mesure. C'est exactement ce qu'ont fait les physiciens historiquement.
Prêt à commencer ?
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