top of page

Convection thermique

Observer les courants de convection dans un liquide chauffé par un thermoplongeur en mesurant la température à deux hauteurs avec FizziQ Connect.

Comment la chaleur se propage-t-elle dans un liquide ? Contrairement aux solides où le transfert se fait principalement par conduction, les liquides chauffés par le bas développent des courants de convection : le liquide chaud, moins dense, monte tandis que le liquide froid descend pour le remplacer. Ce phénomène, décrit par les cellules de convection de Rayleigh-Bénard, est fondamental en physique et en géophysique. En plaçant deux sondes de température FizziQ Connect à deux hauteurs différentes dans un bécher chauffé par un thermoplongeur, tu vas observer en temps réel la formation des courants de convection. Tu verras que le capteur du haut se réchauffe en premier, que la différence de température entre haut et bas diminue au frémissement, et que les températures s'égalisent lors de l'ébullition.

Résumé : 

L'élève place deux sondes de température reliées au boîtier FizziQ Connect à deux hauteurs dans un bécher rempli d'eau. Un thermoplongeur chauffe l'eau par le bas. L'enregistrement en continu montre que le capteur du haut se réchauffe plus vite que celui du bas (convection ascendante). Au frémissement, les températures commencent à s'homogénéiser. À l'ébullition, elles s'égalisent. L'expérience peut être complétée par une observation en thermographie infrarouge.

Nivel :

Autor:
Autor:

Lycée

FizziQ

45

Objectif pédagogique : 

- Observer et caractériser les courants de convection dans un liquide chauffé
- Mesurer simultanément la température à deux positions dans un fluide
- Interpréter la différence de température entre le haut et le bas d'un récipient chauffé
- Identifier les trois modes de transfert thermique : conduction, convection, rayonnement
- Reconnaître les phases de chauffage, frémissement et ébullition sur un graphique

Concepts scientifiques :

- Convection thermique
- Conduction thermique
- Cellules de convection
- Masse volumique et température
- Ébullition et frémissement
- Transferts thermiques

Capteurs :

- Sonde de température (× 2) reliée au boîtier FizziQ Connect

Matériel :

- Smartphone ou tablette avec FizziQ Connect
- Boîtier M5 Stack avec deux sondes de température
- Un bécher de 250 à 400 mL
- Un thermoplongeur (résistance chauffante immergée)
- Un support avec pince pour maintenir le thermoplongeur
- De l'eau du robinet
- Optionnel : papier aluminium pour isoler le bécher, caméra thermique

Protocole expérimental :

  1. Branche les deux sondes de température sur le boîtier M5 Stack via le Hub multiports. Vérifie que les deux températures s'affichent sur l'écran.

  2. Remplis le bécher d'eau froide du robinet (environ 200 mL). Optionnel : entoure le bécher d'aluminium pour limiter les pertes latérales.

  3. Fixe une sonde de température en bas du bécher (près du fond, sans toucher le thermoplongeur) et l'autre en haut (juste sous la surface de l'eau).

  4. Place le thermoplongeur dans l'eau, accroché au support à l'aide d'une pince. La résistance chauffante doit être immergée et proche du fond.

  5. Connecte FizziQ Connect via Bluetooth et sélectionne l'affichage « Dual Screen » pour visualiser les deux températures simultanément.

  6. Lance l'enregistrement (REC). Les deux sondes doivent afficher des températures proches (température ambiante).

  7. Allume le thermoplongeur. Observe en temps réel l'écart de température entre les deux sondes.

  8. Continue l'enregistrement pendant toute la phase de chauffage (environ 15 à 20 minutes), en notant les moments du frémissement et de l'ébullition.

  9. Arrête l'enregistrement quand l'ébullition est bien établie et que les deux températures sont stables et égales.

  10. Exporte les données et superpose les deux courbes température-temps pour identifier les trois phases : chauffage avec écart croissant, frémissement avec réduction de l'écart, ébullition avec températures égales.

Résultats attendus

Dès le début du chauffage, la sonde du haut se réchauffe plus vite que celle du bas, montrant que le transfert de chaleur se fait vers le haut par convection. L'écart de température entre les deux sondes augmente pendant la phase de chauffage (de 19°C à environ 80°C en haut contre 50°C en bas). Au frémissement (vers 85-90°C), les courants de convection s'intensifient et les températures commencent à s'homogénéiser. À l'ébullition (93-100°C selon l'altitude), les deux sondes convergent vers la même température. La thermographie infrarouge, si disponible, montre clairement les zones chaudes en haut et froides en bas pendant la phase de chauffage.

Questions scientifiques :

- Pourquoi le capteur du haut se réchauffe-t-il en premier alors que la source de chaleur est en bas ?
- Comment expliquer que les températures s'égalisent à l'ébullition ?
- Que se passerait-il si l'on chauffait l'eau par le haut plutôt que par le bas ?
- Pourquoi la température d'ébullition peut-elle être inférieure à 100°C selon le lieu ?
- Comment les courants de convection dans les océans influencent-ils le climat ?

Analyse scientifique

Dans un liquide chauffé par le bas, le fluide au contact de la source de chaleur se dilate : sa masse volumique diminue. Devenu plus léger que le liquide environnant, il monte sous l'effet de la poussée d'Archimède. Le liquide froid du dessus, plus dense, descend pour le remplacer. Ce mouvement circulaire constitue un courant de convection.


Ce phénomène est décrit par les cellules de Rayleigh-Bénard : des structures de convection en forme de rouleaux ou d'hexagones qui s'organisent spontanément dans un fluide chauffé par le bas. Dans un petit bécher, les effets de bord limitent la formation de ces cellules.


Pendant la phase de chauffage, l'écart de température entre haut et bas augmente car la convection transporte la chaleur vers le haut plus vite que la conduction ne la distribue uniformément.


Au frémissement, les premières bulles de vapeur se forment au fond du bécher et montent en brassant le liquide. Ce brassage accélère l'homogénéisation des températures.


À l'ébullition, le brassage est intense et continu. Toute l'énergie fournie sert au changement d'état (vaporisation) et non plus à augmenter la température. Les deux sondes indiquent alors la même valeur : la température d'ébullition de l'eau.


Les trois modes de transfert thermique coexistent dans cette expérience : la conduction dans les parois du bécher et le fond, la convection dans le liquide, et le rayonnement depuis la surface de l'eau chaude.

Variantes possibles

- Chauffer l'eau par le haut (lampe infrarouge) et observer l'absence de convection (stratification stable)
- Ajouter quelques gouttes de colorant alimentaire pour visualiser les courants de convection
- Comparer le chauffage de l'eau et celui d'une huile (viscosité différente, convection plus lente)
- Utiliser une caméra thermique pour visualiser les gradients de température dans le bécher
- Varier la puissance du thermoplongeur et observer l'effet sur la vitesse d'homogénéisation

FAQ

Q: Les deux sondes affichent des valeurs très différentes dès le départ.
R: Les sondes peuvent avoir un léger décalage de calibration. Note les valeurs initiales et travaille sur les variations relatives. Vérifie aussi que les deux sondes sont bien immergées.

Q: La convection est-elle visible à l'œil nu ?
R: Les courants d'eau chaude sont invisibles dans l'eau pure. Ajoute quelques gouttes de colorant alimentaire pour les visualiser. Une caméra thermique permet aussi de les mettre en évidence.

Q: Pourquoi l'ébullition n'a-t-elle pas lieu à 100°C exactement ?
R: La température d'ébullition dépend de la pression atmosphérique, qui varie avec l'altitude et les conditions météo. En altitude, l'eau bout en dessous de 100°C.

➡️ Télécharger cette activité depuis l'application FizziQ (Activités > ➕ > Catalogue d'activités)

bottom of page